jeudi 22 mars 2018

Place aux sensations (et au calme)

Hello tout le monde!

Avez vous déjà eu conscience d'un défaut, sans réussir à l'améliorer ? Avez vous déjà ressenti un mauvais mouvement, sans parvenir à l'éradiquer ?

Moi oui.

Voyez vous, les départs au galop, j'en fais depuis plus de 10 ans. Sur le bon pied, je veux dire.
C'est un mouvement très simple et très complexe à la fois.
Très simple car même à petit niveau, on comprend le truc, et on y arrive. Un galop 2 en poche en est capable.
Très complexe car pour obtenir un beau départ, franc, hanches abaissées, postérieurs engagés, garrot montant, et tout le tintouin, c'est toute une pratique, tout une progression.

L'an dernier, durant ma formation, on a travaillé ces fameux départ toute une séance. Rien de plus basique : faire un départ au galop dans le coin (vers H, si mes souvenirs sont bons).
Un, deux, pas trop mal. Mais petit à petit, ma ponette chauffait. Elle essayait de me voler les départs, elle partait de travers ou attendait le moindre effleurement de mes jambes pour partir comme une trombe. Pas bon du tout.
J'ai recommencé. En me redressant, en la travaillant à côté, mais rien à faire.
J'aurais pu me dire "c'est l'exercice ! Quelle idée de faire un départ au galop toujours au même endroit !"
Mais quelques jours avant, j'avais lu l'ouvrage de Sally Swift "l'équitation centrée". Et je me suis souvenue : "respiration, regard panoramique".

Alors, au lieu de me concentrer sur mes aides, sur le fait que la ponette piaffe d'impatience et sur cette fichue lettre H, j'ai soufflé. J'ai respiré lentement, j'ai arrêté de regarder le coin, j'ai utilisé mon "regard mou". Et j'ai demandé le départ. Ponette calme, droite, un bon départ au galop.

Si je vous raconte ça, c'est parce que j'ai vécu une expérience similaire il y a quelques jours. Je travaillais également les départs au galop avec Bingo. Pas de coin cette fois-ci, j'étais sur un (très) grand cercle. Je faisais des transitions galop-pas.
Le soucis, c'est que Bingo est plus à l'aise au galop à droite. Il galope très bien à gauche, mais à la moindre aide pas tout à fait précise, ou cavalier pas tout à fait équilibré, il part à droite. En gros, pas le droit à l'erreur. Et de mon côté, j'ai tendance à passer les épaules en avant au moment où il soulève l'avant pas. Pas terrible.
J'ai commencé à cogiter. Place tes jambes comme ci, comme ça, tes mains, ton poids, ton (....). Résultat, on partait souvent sur le bon pied, mais dans un équilibre pas terrible, ou alors de façon franchement moche :

soit je me crispais et me retrouvais avec un talon en l'air, soit je jetais les épaules, soit il me sortait de la selle... Bref, sur le bon pied, mais 'faut pas trop regarder.

Mais parmi tous mes défauts, je suis consciente d'une de mes qualités : retrouver mon calme aussi vite que je l'ai perdu (ok, sauf en concours) pour analyser la situation. ZEN !
J'ai soufflé un bon coup. Respiration. Calme. J'ai même fermé les yeux.
On redemande. Premier départ, pas trop mal, mais mon poids est trop à l'intérieur. Je recommence.
Le fait d'avoir les yeux fermés m'a permis de mieux ressentir les choses, sans m'énerver. Deuxième essai, mieux. J'ouvre les yeux seulement quand je suis au galop, deux foulées après le départ. Troisième essai, bien.
Ainsi de suite, je travaille au galop, dans le calme et la sérénité.

La technique est très importante en équitation. Mais n'oublions pas les sensations. Je pense qu'une fois qu'on a conscience de nos défauts, qu'on connait la technique, il est important de sentir les choses pour les améliorer.
Photo qui n'a rien à voir avec l'article, mais j'avais envie de la mettre, voilà. Séance d'aujourd'hui.

1 commentaire:

  1. Bouh même pas tu salue mes talents de photographe ��

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